|
b - L'assurance maladie et maternité
Cette assurance comporte deux aspects :
-- Les indemnités en espèces en remplacement du revenu perdu en
cas d'arrêt de travail pour cause de maladie ou d'accouchement.
Cette indemnisation prend la forme de maintien de toute ou partie de la rémunération
de l'agent dans le secteur public ou de versements effectués par la Caisse Nationale de Sécurité
Sociale au profit des assurés du secteur privé.
-- Les prestations de soins de santé :
Il s'agit là de l'octroi des soins de santé, effectué en
fonction du régime d'affiliation de l'assuré sous plusieurs formes : remboursement des frais de soins
engagés par l'assuré, octroi d'un carnet de soins permettant le bénéfice des prestations
dans les structures sanitaires ou hospitalières relevant du Ministère de la Santé Publique,
octroi de soins dans les policliniques de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale ou prise en charge
directe de certaines catégories de soins lourds dispensés dans les établissements publics
ou privés (chirurgie cardio-vasculaire, greffe de reins, lithotripsie, tomodensitométrie, IRM, hémodialyse...).
Cette couverture sanitaire dans ses diverses formes garantit le droit de l'assuré et des membres de sa famille
à recevoir les soins nécessaires à la préservation et au rétablissement de leur
santé.
En effet, le bénéfice des soins de santé est octroyé
à l'assuré lui même qu'il soit actif ou bénéficiaire d'une pension, ainsi qu'aux
membres de sa famille. On entend par membre de famille :
* Le conjoint non assuré,
* Les enfants à charge jusqu'à l'âge de 20 ans, et
au delà de cet âge pour les enfants handicapés et la fille tant qu'elle n'a pas de revenus
propres ou qu'elle n'est pas à la charge de son époux.
* Les ascendants qui sont à la charge de l'assuré et ne sont
pas eux mêmes assurés.
Depuis le Changement, l'accent a été mis sur le développement
des capacités nationales en matière de traitement des maladies pour améliorer la prise en
charge des citoyens qui ont besoin de soins de santé.
L'intervention de la sécurité sociale en ce domaine s'est concrétisée
par un développement important des dépenses des caisses de sécurité sociale en matière
de santé qui sont passées de 48,6 MD en 1987 à 172,7 MD en 1996.
Il est à relever à ce sujet le développement de la contribution
de la sécurité sociale au financement de la santé publique, soit sous forme de contribution
au budget de fonctionnement des structures publiques de santé : 69,5 MD en 1996 contre 19 MD en 1987, soit
sous forme de financement par les caisses, d'un programme d'équipement des structures sanitaires publiques
: une enveloppe de 55 MD a été réservée à cet effet durant les années
1990 à 1994 et une deuxième enveloppe de 50 MD est prévue pour la période du IXème
plan.
L'intervention des caisses de sécurité sociale s'est également
orientée vers le développement de la médecine de pointe et des soins lourds grâce aux
conventions de prise en charge des opérations cardio-vasculaires, des greffes de rein, des actes de tomodensitométrie
et des actes de lithotripsie (près de 11,2 MD en 1996 alors que l'intervention en ces domaines était
quasiment nulle en 1987) et à la prise en charge des insuffisants rénaux au niveau de l'hémodialyse
avec des dépenses qui sont passées de 4,2 MD en 1987 à 28,3 MD en 1996.
L'ensemble de ces actions a contribué à la réduction du nombre
des malades pris en charge pour soins à l'étranger : 202 en 1996 contre 1.087 en 1987; sans pour
autant qu'il y ait une réduction de la qualité de la prise en charge des malades. En effet, le développement
des capacités nationales tant sur le plan des ressources humaines, que celui du matériel et des équipements,
a permis la prise en charge dans de très bonnes conditions de maladies qui constituaient auparavant une
cause d'envoi pour soins à l'étranger.
L'action en ce domaine profite non seulement aux personnes couvertes par les régimes
de sécurité sociale, mais aussi à l'ensemble des citoyens, dans la mesure où le développement
des services de santé a un effet positif sur tous les bénéficiaires de soins.
|