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III. 1. b. Eléments essentiels
du diagnostic:
Politique suivie en matière d'habitat:
Le diagnostic global a confirmé que, malgré
l'importance des ressources allouées au secteur de l'habitat dés l'indépendance, et en dépit
des efforts de construction déployés, une part importante de la demande n'a pas trouvé satisfaction
dans le cadre de l'offre du secteur formel organisé. Elle s'est trouvée, de ce fait, obligée
de s'orienter vers l'habitat spontané, avec toutes les lacunes d'équipements, et les besoins de restructuration
qu'il pose ainsi que les problèmes d'ordre social qui en découlent.
La politique suivie depuis l'indépendance par
l'Etat avec ses interventions technico-économiques et ses encouragements à la production massive
de logements neufs, par des promoteurs publics ou des autopromoteurs, s'est heurtée à l'insolvabilité
des couches sociales à faibles et à moyens revenus et à un développement urbain accéléré.
Système de production et mécanismes
de financement de l'habitat:
L'analyse du système de production et des mécanismes
de financement de l'habitat a permis de conclure que le secteur de l'habitat souffrait des handicaps principaux
suivants :
- Le déficit foncier : la pénurie
des terrains à bâtir est due notamment :
* A l'inefficacité relative des instruments
de maîtrise foncière, à l'insuffisance des interventions de l'Agence Foncière d'Habitation
(AFH), qui n'a couvert, par les lotissements qu'elle a réalisé, qu'à peine 15% des besoins
et qui a négligé dans ses programmes les populations à moyens et à faibles revenus;
* Au développement, partout dans le pays,
d'un habitat grand consommateur d'espace car très peu dense;
- La non diversification des logements produits par
les promoteurs
L'offre des promoteurs est restée insuffisante
et inadaptée aux besoins et aux possibilités des couches sociales moyennes et moins favorisées.
Les promoteurs privés ne participent qu'à hauteur de 2,7% de la production nationale. La SNIT, le
promoteur public le plus important, en assure 85%. Il s'agit souvent de logements économiques et suburbains
souffrant d'une standardisation poussée.
La production de logements locatifs --oeuvre des caisses
sociales principalement-- est restée, elle aussi, très insuffisante.
- La dégradation du parc ancien :
L'insuffisance de la conservation du parc immobilier
est due notamment au gel des loyers anciens, à l'absence d'une gestion collective des immeubles, et à
l'absence de sources de financement pour l'acquisition ou la restauration des logements anciens.
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