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II. 2 - Difficultés de la période
1984-1987:
En comparaison, avec les périodes précédentes,
les réalisations en matière de logements ont commencé, avec le VIème Plan (1982-1986)
à se faire selon un rythme satisfaisant (environ 54.000 logements par an en moyenne) grâce à
la mise en place de mécanismes de financement privilégiant l'initiative privée et confortant
l'engouement des épargnants -- petits et moyens -- à "investir dans la pierre".
Néanmoins les années 1984-87 ont connu,
d'une façon générale, une crise en matière de construction de logements qui s'est traduite
notamment par :
- le ralentissement des activités des promoteurs
et lotisseurs publics;
- l'arrêt des activités de plusieurs promoteurs
et entreprises en bâtiments privés suite aux difficultés rencontrées surtout pour ce
qui est des commandes publiques.
- Seuls les autopromoteurs, agissant souvent en dehors
du secteur organisé, ont continué à produire un nombre important de logements.
Cette situation était essentiellement due au malaise
général qui a régné, toutes ces années là, dans le pays aux niveaux politique
et social et aux retombées, sur le plan national, de la crise économique mondiale.
Cette situation s'expliquerait aussi par :
- le vieillissement des structures et mécanismes
de programmation, de financement et de réalisation et leur incapacité à s'adapter à
une nouvelle situation, caractérisée par une demande de plus en plus accrue de lots et de logements
de catégories sociale et économique;
- une raréfaction des disponibilités foncières
urbanisables et facilement maîtrisables dans les villes et ses alentours et les agglomérations les
plus attractives;
- et un renchérissement démesuré
des coûts.
Cette situation de crise qu'a connue le secteur de l'habitat
au cours des années 1984-1987, n'a pas pu, étant donné le contexte politique et social de
l'époque, être analysée et affrontée correctement et à temps .
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