Chapitre 2

La Tunisie du Changement et le droit au développement

   

 

Dimension économique du droit au développement :

Libéralisme économique à visage humain

"Toute action de réforme politique reste fragile et incomplète tant qu'elle n'est pas accompagnée de réformes économiques intégrales" (1) car "il ne peut y avoir de démocratie sans développement ni de développement sans démocratie, l'une étant le corollaire de l'autre".(2)

C'est cette vision, confirmant le principe de non hiérarchisation des droits de l'homme et reposant sur la recherche d'un développement harmonieux entre le politique et l'économique au service du bien-être individuel et collectif, que la Tunisie a adopté et s'est employée à mettre en œuvre depuis le changement du 7 Novembre 1987.

Le nouveau modèle préconisé, partant d'une évaluation rigoureuse des politiques de développement menées depuis l'indépendance, se basant sur une analyse dynamique des mutations profondes et rapides caractérisant l'environnement économique international et de leur impact sur les intérêts stratégiques du pays, visait à réunir et à garantir les conditions structurelles d'un développement global et intégral.

Pour ce faire, la Tunisie de l'ère nouvelle a engagé un vaste programme de réformes touchant plusieurs domaines permettant d'assurer, concomitamment et à la faveur de la démocratisation de la vie politique et publique, la transition d'une économie dirigée, protégée et assistée à une économie de marché ouverte sur l'extérieur.

S'appuyant sur une démarche étudiée et rationnelle et reflétant des arbitrages sur un certain nombre de choix et d'aspects fondamentaux, cette transition se devait de consacrer une conception tunisienne du libéralisme économique.

Un libéralisme économique qui considère que s'il est vrai que, dans un monde de concurrence et de compétition, la libéralisation des énergies et des capacités, la stimulation et la promotion de l'initiative privée sont à la base d'une croissance soutenue ; il n'en demeure pas moins vrai que cette croissance ne peut être perçue comme une fin en soi et qu'elle ne vaut que si elle profite à l'homme, à l'ensemble des catégories sociales, aux différentes régions et que par ce qu'elle autorise comme perspectives aux générations futures.

2.1 Droit des générations présentes au développement

"L'homme demeure le pivot central du changement, tout comme il est, à la fois, le moyen et la finalité du développement intégral et durable tendant à l'amélioration des conditions et de la qualité de vie dans un Etat qui mise sur ses ressources humaines en tant que richesse inépuisable".(3)

Conformément au réalisme dont elle a toujours su faire preuve dans la gestion et la conduite des affaires, la Tunisie a opté pour une réorientation radicale au niveau de sa stratégie de développement économique à même de concrétiser dans les faits ce credo relatif à la place de l'homme dans le projet de société que le changement du 7 Novembre 1987 est venu initier.

En effet, conscients que la crise aiguë à laquelle s'est trouvé confronté le pays au début des années 1980 ne relevait pas fondamentalement du conjoncturel et n'avait rien de transitoire, que l'un des enseignements majeurs du mouvement qui commençait à se dessiner au niveau international était la fragilité et les limites des modèles économiques basés sur "l'Etat providence" et "le repli sur soi", les pouvoirs publics ont transformé les quelques réformes engagées au départ pour stabiliser l'économie en un processus d'ajustement cohérent et multidimensionnel devant donner lieu à sa profonde restructuration.

La nouvelle stratégie visait à faire du citoyen tunisien un créateur et un bâtisseur de son devenir, à éliminer tous les obstacles de nature à entraver sa participation et à inhiber ses capacités d'imagination et d'innovation, à réhabiliter et à renforcer le droit d'entreprendre au service de l'effort déployé par la communauté nationale pour relever les défis du développement et accéder à des niveaux de croissance et de bien-être plus élevés.

Dans cette optique, l'un des axes de cette stratégie a consisté à opérer un rééquilibrage entre les rôles de l'Etat et du secteur privé basé sur une complémentarité dynamique et évolutive et sur leur efficacité comparative. La finalité de ce rééquilibrage est de rendre compatibles plusieurs objectifs de développement qui, dans un contexte de concurrence et d'ouverture, pouvaient ne pas être automatiquement et systématiquement convergents.

Dans le cadre de cette redéfinition des rôles, la stratégie adoptée considère que l'une des missions premières de l'Etat est d'arbitrer entre les différents intérêts et les divers choix pour concilier entre l'intérêt général et l'intérêt individuel et, plus particulièrement, pour trouver le juste équilibre entre l'économique et le social, entre l'efficacité et l'équité.

De tels arbitrages et équilibres, qui sont à rechercher davantage dans le nouveau contexte par l'incitation appropriée que par l'intervention directe, doivent permettre à l'Etat de contribuer largement à la réduction de l'incertitude et de susciter la réaction souhaitée et escomptée du secteur privé aux réformes introduites pour libéraliser l'économie.

Dans cette logique, l'Etat a, également, pour rôle d'ajuster le cadre réglementaire avec pour principal objectif de permettre aux agents économiques d'agir et de décider avec la rationalité et l'efficacité requises dans un cadre stable et cohérent.

Identifier et analyser pour lever les contraintes et autres goulots d'étranglement observés ou potentiels, explorer et prospecter pour concevoir et élargir l'ensemble des possibles, apprécier et évaluer pour ajuster et corriger afin de soutenir et d'aider le secteur privé dans le rôle qui lui est dévolu par la stratégie, sont autant de fonctions que l'Etat, dans sa nouvelle dimension, doit veiller à assurer avec persévérance et continuité.

L'Etat a, enfin, pour vocation de continuer à impulser et à soutenir le processus de développement afin de mettre l'économie sur un sentier de croissance vertueux et ce en accordant une attention particulière à la valorisation du capital humain, à l'amélioration de l'infrastructure et à la préservation de l'environnement et des ressources naturelles.

Le secteur privé, pour sa part, est appelé au sein de cette dynamique à jouer un rôle clé et déterminant au niveau de la création des richesses, de l'investissement, de l'exportation et de la promotion de l'emploi dans une économie régie par les mécanismes de marché et s'ouvrant progressivement et irréversiblement sur l'extérieur.

Outre ces fonctions économiques vitales, l'entreprise est considérée dans le projet de société inauguré par l'ère nouvelle comme un creuset dans lequel l'individu s'assume pleinement et libère son initiative et ses capacités, un espace de vie et d'épanouissement et un cadre dans lequel il apprend à dialoguer avec les autres et à mettre sa contribution avec d'autres partenaires au service de la réalisation d'objectifs communs. L'entreprise devient, de ce fait, un acteur agissant et contribuant "à la dynamique du changement et à l'édification d'une société civile équilibrée dont les fruits seront savourés par tous les tunisiens".(4)

C'est dans cette perspective, et afin de mettre en place un environnement favorable à l'entreprise, à ses décisions et à son action, que s'inscrivent les réformes menées d'une manière soutenue et sans cesse approfondie se rapportant notamment à :

* la libéralisation de la quasi-totalité des prix à la production et des marges de distribution et l'adaptation du cadre réglementaire par la promulgation de la loi sur la concurrence (5),

* la libéralisation des importations, la révision à la baisse des droits de douane et la facilitation d'une manière générale des échanges avec l'extérieur tout en les prévenant de toute pratique déloyale conformément aux accords internationaux les régissant,

* la libéralisation de l'investissement par la suppression de l'agrément préalable et son remplacement par une simple déclaration,

* l'élimination de l'autorisation préalable de la Banque Centrale pour l'octroi des crédits, la libéralisation des taux d'intérêt, l'instauration de la convertibilité courante du Dinar.

Cet ensemble de réformes, consacrant la liberté d'entreprendre et constituant l'une des composantes de l'ajustement de l'économie décidé et conçu par les pouvoirs publics, avait pour objectif de "permettre à l'entreprise de maîtriser les outils de sa gestion et d'instaurer un climat de saine émulation à même d'inciter à l'augmentation de la production, à la compression des coûts et à l'amélioration de la qualité".(6)

Pour développer l'esprit d'entrepreneuriat, encourager davantage l'initiative privée et accélérer la transition de l'économie nationale, la direction de l'ère nouvelle a procédé à :

* la réforme du système fiscal par l'institution de la TVA, de l'impôt unique sur les revenus des personnes physiques et sur le bénéfice des sociétés et la promulgation du Code de droits d'enregistrement et du timbre et ce dans une logique alliant simplification, efficacité et équité,

* la réforme du système financier pour qu'il puisse accompagner l'entreprise dans son effort de restructuration en instituant, entre autres, de nouveaux instruments financiers tels que les certificats de dépôts, les billets de trésorerie. C'est dans ce cadre et pour diversifier les sources de financement, qu'a été réformée et développée la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis,

* l'initiation d'un programme de privatisation afin de mieux asseoir les mécanismes de marché et l'efficacité économique, de dynamiser la Bourse, d'organiser le retrait de l'Etat des activités productives et concurrentielles, de réduire les pressions sur son budget et consacrer les ressources ainsi libérées au développement des domaines relevant de ses nouvelles attributions,

* la mise en oeuvre d'une vaste réforme des secteurs de l'éducation, de la formation professionnelle et de la recherche pour doter l'économie du capital humain requis et l'entreprise des compétences et des qualifications dont elle a besoin,

* la mise en place d'un important programme de développement de l'infrastructure routière, portuaire et aéroportuaire, d'aménagement de zones industrielles, de renforcement et de modernisation du secteur des télécommunications.

Cette panoplie de réformes, transformant profondément l'économie et ses mécanismes de fonctionnement, a permis de rétablir la confiance de l'entreprise dans ses capacités et dans son environnement. De ce fait, elle ne pouvait être que plus incitée à opérer un changement qualitatif au niveau de son comportement faisant de la recherche du développement de son potentiel, de ses capacités d'adaptation et de l'amélioration de son efficacité les critères essentiels dont dépendent ses choix et décisions.

C'est pour soutenir davantage l'entreprise dans son effort et favoriser son essor que les pouvoirs publics se sont employés à préserver les équilibres globaux par la conduite de politiques macro-économiques appropriées, à rendre disponible et accessible une information économique utile et pertinente et à réformer l'administration pour la hisser à "un niveau qui lui permet d'être au diapason des mutations à la fois rapides et profondes qui caractérisent son environnement".(7)

Convaincus que l'incitation demeure dans une économie de marché l'instrument le plus indiqué pour modifier les comportements, dans le sens d'une meilleure contribution à la réalisation des objectifs fixés, et persuadés de la nécessité de rationaliser le système d'incitations pour qu'il émette des signaux clairs et transparents aux opérateurs privés, les pouvoirs publics ont procédé à l'unification des différents codes existants auparavant en un seul code d'encouragement à l'investissement (8).

Ce nouveau Code a été conçu de façon à satisfaire à un double objectif :

* d'une part, promouvoir l'investissement privé et l'orienter vers la concrétisation des choix et des objectifs horizontaux tels que la promotion des exportations, le développement régional, le développement de l'agriculture, la maîtrise de la technologie et de la recherche-développement, la protection de l'environnement,

* d'autre part, consacrer l'égalité des chances en matière de droit d'entreprendre en prévoyant et en octroyant des avantages spécifiques aux nouveaux promoteurs, aux petites entreprises et aux petits métiers.

Consciente que la démarche à adopter pour mettre en oeuvre des réformes d'une telle envergure est toute aussi importante que leur contenu pour réussir la transition économique et susciter la réaction voulue et souhaitée des différents acteurs, la Tunisie a opté pour une démarche dont les caractéristiques majeurs sont :

* le choix d'un rythme et d'un séquentiel d'introduction des réformes leur conférant la cohérence requise, autorisant leur soutenabilité et leur faisabilité et permettant au secteur privé de s'y adapter,

* l'adoption de la concertation et de la consultation pour concevoir ces réformes et les conduire afin de mieux évaluer leurs effets et ce en étant constamment à l'écoute de toutes les parties concernées.

Le bien fondé des choix adoptés et du changement de cap opéré au niveau de la stratégie de développement économique trouve, d'abord, son illustration dans la réalisation d'un taux de croissance annuel moyen de 4.6% au cours de la période 1987-1996 contre 2.8% lors de la période 1982-1986.

L'accès à ce nouveau palier de croissance est d'autant plus appréciable que :

* il a pu être atteint dans un contexte de profonde restructuration de l'économie et dans une conjoncture peu favorable comme en témoignent les quatre années de sécheresse 1988, 1989, 1994 et 1995, le ralentissement de la croissance des principaux pays partenaires de la Tunisie durant les années 1992 et 1993 et les retombées de la crise du Golfe en 1990 et 1991,

* il remplit les conditions d'une croissance saine et soutenable dans la mesure où il a été enregistré tout en préservant les équilibres globaux et la stabilité du cadre macro-économique comme l'atteste la maîtrise de l'inflation qui est passée d'une moyenne de 9.6% au cours de la période 1981-1986 à 7% entre 1987 et 1992 pour se situer à 5% seulement durant la période allant de 1993 à 1996,

* il repose sur une contribution de la productivité globale des facteurs à hauteur de 33% reflétant une gestion meilleure et plus rigoureuse de l'économie dans son ensemble et les étapes franchies par le système productif en matière d'efficacité,

* il est le reflet d'une plus grande maturité des acteurs économiques quant aux enjeux et exigences d'une économie de marché ouverte sur l'extérieur.

A ces résultats importants, viennent s'ajouter d'autres acquis dont la Tunisie de l'ère nouvelle peut s'enorgueillir pour ce qu'ils représentent comme avancées dans la promotion et la concrétisation du droit au développement dans sa dimension économique :

* la diversification significative de l'économie la rendant moins vulnérable et lui permettant de mieux s'adapter aux différents chocs et de passer sans heurts à la période post-pétrole,

* les progrès substantiels enregistrés sur la voie de l'ouverture de l'économie comme le reflètent un accroissement moyen des exportations de l'ordre de 6% et leur contribution à la croissance à hauteur de 40% pour la période 1987-1996 alors que celle-ci ne dépassait pas 10% au cours de la période 1981-1986,

* le développement d'une capacité institutionnelle de nature à permettre au pays d'articuler et de mieux gérer la panoplie de politiques et d'actions à mettre en oeuvre.

Au-delà de ces performances économiques et de ces transformations structurelles, ce qui singularise en quelque sorte l'expérience tunisienne demeure sans conteste le fait qu'elle a su conférer à l'ajustement de son économie un visage humain et ce à la différence de beaucoup d'autres pays et régions de par le monde.(9)

En effet, la croissance économique, quand bien même elle est nécessaire, ne saurait être suffisante pour parler de droit au développement si elle ne profite pas à l'ensemble des citoyens et si elle n'améliore pas les conditions de vie des différentes catégories sociales.

A ce titre, il importe de relever, outre la croissance du revenu par tête de 2.6% en moyenne sur la décennie 1987-1996 rendue possible par la conjugaison des effets de la croissance économique et la maîtrise du croît démographique, le recul de la pauvreté de près de sept points de pourcentage passant de 13% au début des années 1980 à 6.2% actuellement.

L'amélioration du niveau de vie est, de même, perceptible à travers l'augmentation de la dépense par tête de 2.1% en moyenne et par an sur la même décennie et la recomposition de sa structure au profit des dépenses non alimentaires traduisant les nouvelles aspirations du citoyen tunisien.

Cette amélioration est d'autant plus significative qu'elle a profité à toutes les catégories sociales et particulièrement les groupes vulnérables comme l'indique, à titre d'exemple, l'accroissement annuel moyen sur la période 1985-1995 de la dépense par tête des ouvriers agricoles de 2%, soit au même rythme que celui observé au niveau national.

Les progrès accomplis par la Tunisie du changement en termes de matérialisation du droit des générations présentes au développement sont, également, reflétés par les réalisations enregistrées dans plusieurs autres domaines comme celui ayant trait à la concrétisation du droit au logement comme l'attestent, d'une part, le fait que 4 ménages sur 5 sont aujourd'hui propriétaires de leur logement et, d'autre part, la baisse de la proportion des logements rudimentaires, dans la perspective de leur éradication, de 8.8% en 1984 à 2.7% en 1994.

D'autres indicateurs pertinents permettent d'apprécier les efforts déployés tout au long de la décennie pour améliorer les conditions de vie de l'ensemble de la population :

* l'augmentation du taux d'électrification et de celui de desserte en eau potable, passant respectivement de 63% à 90.5% et de 49.4% à 73% entre 1984 et 1996,

* plus du doublement du nombre de ménages disposant du téléphone et plus du triplement de celui ayant une voiture,

* la progression de plus de 20 points de la proportion des ménages équipés d'un téléviseur et d'un réfrigérateur.

La volonté des pouvoirs publics à assurer la répartition la plus large possible des fruits de la croissance économique se manifeste par le contenu emploi (10) de cette croissance, par les mécanismes et incitations mis en oeuvre à cette fin et par le maintien des transferts à hauteur de 19% du PIB, soit un revenu mensuel supplémentaire par ménage équivalent au SMIG.

Une large participation des citoyens, aussi bien dans l'identification des choix, des politiques et des objectifs que dans l'effort présidant à leur concrétisation, des arbitrages savamment dosés pour permettre que l'amélioration du bien être profite à tous les tunisiens, tels sont les ingrédients de base du modèle de développement pour lequel la Tunisie a opté depuis le changement, un modèle dont la véritable réussite réside dans sa capacité à concilier entre l'impératif transition de l'économie et la nécessité de préserver et de consolider la solidarité et la cohésion nationale.



(1) Discours du Président de la République, Carthage, le 5 juin 1989.

(2) Discours du Président de la République, Carthage, le 8 novembre 1992.

(3) Discours du Président de la République, le Bardo, le 29 novembre 1994.

(4) Discours du Président de la République, Carthage, le 12 juin 1993

(5) Loi n° 95-42 du 24 avril 1995, modifiant et complétant la loi n° 91-64 du 23 juillet 1991 relative à la concurrence et aux prix.

(6) Discours du Président de la République, Carthage, le 7 novembre 1991.

(7) Discours du Président de la République, Carthage, le 29 juin 1995

(8) Loi n° 93-120 du 27 décembre 1993, portant promulgation du code d'incitation aux investissements

(9) Un rapport de la Commission Economique pour l'Amérique Latine et les Caraïbes de 1994 souligne "les principaux obstacles à l'exercice du droit au développement dans la région, malgré les progrès réalisés dans le domaine économique et politique, étaient des effets profondément régressifs de l'ajustement économique. L'extension de la pauvreté qui en résultait, l'aggravation fréquente des disparités des revenus et des inégalités sociales semblaient s'être accentuées. Les études réalisées par la Commission montrent qu'au début des années 90, 200 millions de Latino-Américains (46% de la population de la région) ne pouvaient satisfaire leurs besoins élémentaires, tandis que 94 millions (22% de la population) vivaient dans la misère". Dimension économique du droit au développement

(10) Pour un même niveau de croissance de près de 4.6%, la période 1976-1986 a enregistré la création de 408 000 emplois alors que celle s'étalant entre 1987-1996 a connu une création de l'ordre de 480 000 emplois