1 – Institution du "Prix du Président de la République pour les droits de l'Homme",
décerné aux "personnalités, organisations, institutions et organismes, qui se sont distingués
par d'éminents services dans le domaine des droits de l'Homme, leur consolidation, leur développement
et la diffusion de leur culture sur les plans national, régional ou mondial" (1993).
2 – Publication du décret du 17 novembre 1999 portant nomination des membres du gouvernement,
et entre autres, création de la fonction de «Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé
des Droits de l’homme, de la Communication et des Relations avec la Chambre des députés».
3 – Création du Comité Supérieur des Droits de l'Homme et des Libertés
Fondamentales, en vue de renforcer les mécanismes de protection des droits de l'Homme en Tunisie (1991).
4 – Décision du Chef de l’Etat de créer un Observatoire national des droits de l’enfant,
chargé du suivi de l’application du Code de protection de l’enfant, en coordination avec les ministères
et divers organismes concernés (7 novembre 2000).
5 – Mise sur pied d'Unités des droits de l'Homme au sein des ministères de la Justice,
de l'Intérieur et des Affaires étrangères, dont l'activité est orientée dans
le sens du renforcement des mécanismes nationaux de protection et de promotion des droits de l'Homme (1992).
6 – Création d'une "Commission nationale pour l'éducation dans le domaine des droits
de l'Homme", en vue de contribuer à la mise en œuvre de la stratégie nationale de diffusion
des valeurs des droits de l'Homme dans les milieux scolaires et éducatifs.
7 – Introduction des normes internationales des droits de l'Homme dans les programmes de formation
destinés aux agents chargés de l'application des lois et aux magistrats. Un arrêté du
ministre de la Justice, introduit cette matière dans les programmes de formation de l'Institut supérieur
de la Magistrature (1993).
8 – La création du Centre d'études juridiques et judiciaires (1992), ainsi que de l'Ecole
nationale des services pénitentiaires et de rééducation (1996), participe à cet effort
de formation et de diffusion de la culture des droits de l'Homme.
9 – Le Directeur général de l'UNESCO annonce le programme de création de la “Chaire
UNESCO de Philosophie” à l'Université des Lettres, des Arts et des Sciences Humaines de Tunis (Tunis I), qui
sera suivie d'une “Chaire pour les Droits d'auteur”, et de deux autres pour "La connaissance du patrimoine
et développement culturel" et pour "La tolérance et les droits de l'Homme" (11 janvier
1997). Dans le même cadre, ont été inaugurées une Chaire pour l’enseignement des «Droits
d’auteurs et des droits voisins» à l’Université de Tunis, et le 3 septembre 1999 une Chaire
pour “l’étude comparée des religions” au sein de la même Université.
10 – Publication par le Comité Supérieur des Droits de l'Homme et des Libertés
Fondamentales et la Commission Nationale pour l'Education aux Droits de l'Homme d'une série d'ouvrages et
de documents de référence, qui abordent plusieurs volets des droits de l'Homme en Tunisie.
11 – Depuis le 7 novembre 1987, et à la faveur du climat propice qu'elle offre, la Tunisie
a accueilli un grand nombre de manifestations internationales et régionales consacrées à la
diffusion des valeurs des droits de l'Homme:
* Le premier Forum International sur "L'éducation pour la démocratie", organisé par l'UNESCO (1992).
* La Réunion Préparatoire Régionale pour l'Afrique de la «Conférence
Mondiale sur les droits de l'Homme», convoquée par les Nations Unies (1992).
* La Conférence Arabe sur "L'éducation en matière de droits de l'Homme" (1993).
* La Conférence Méditerranéenne sur la "Pédagogie de la Tolérance",
qui adopte la "Charte de Carthage sur la Tolérance en Méditerranée" (1995).
* La "Deuxième Rencontre des femmes méditerranéennes": adoption de
la "Déclaration de Tunis", en vue de consolider le réseau des femmes méditerranéennes,
d'activer le dialogue entre elles et de renforcer leur solidarité (1995).
* La Conférence arabe et internationale sur "La peine de mort dans le droit international
et la législation arabe" (1995).
* Le 38ème Congrès de l'Union Internationale des Magistrats (1995).
* Le 19ème Congrès des Avocats Arabes (1997).
* La Conférence internationale sur l’ “Information relative aux droits de l’Homme, impunité
et défis du processus de relèvement après les conflits” (1998).
* La Conférence arabe sur “la famille arabe et les défis du 21ème siècle”
(1998).
* La Conférence internationale “Nos enfants à l’orée du 21ème siècle”
(1999).
* Le Forum international sur “les droits de l’enfant et la paix” (2000).
* Le Colloque international sur “le rôle de la mère et de la famille dans la culture
de la paix” (2000).