La Tunisie s'est dotée d'une politique sociale conciliant les impératifs du développement
et les besoins des catégories vulnérables.
Cette dimension humaniste a trouvé son illustration la plus éloquente dans la concrétisation
du principe de la solidarité en tant que valeur sociale essentielle, qui a donné lieu à la
proclamation du 8 décembre de chaque année “Journée de la Solidarité Nationale”, et
à la mise sur pied de mécanismes contribuant à la concrétisation de ce principe :
1 - Le Fonds de Solidarité Nationale, FSN (1993)
Le Fonds de Solidarité Nationale, créé à l'initiative du Président
Zine El Abidine Ben Ali, intervient dans les zones enclavées ou isolées et dépourvues des
équipements et des services collectifs de base tels que l'eau potable, l'électricité, les
services de santé et d'éducation, les routes et voies de communication, le logement décent...
Le Sommet mondial pour le développement social, tenu à Copenhague (Danemark) en 1995,
a salué cette réalisation, qui a démontré son efficacité, tant sont tangibles
et prometteurs les résultats positifs qu'elle a engendrés au profit des catégories les moins
favorisées et des zones dites d’ombre, dans tout le pays.
Le 1er novembre 2000, le Président Zine El Abidine Ben Ali a présidé un Conseil
ministériel pour l’examen du bilan du plan national de promotion des zones d’ombre pour la période
1993-2000. Il ressort de ce bilan que le Fonds de Solidarité Nationale 26-26 est intervenu, durant cette
période, dans 1327 zones d’ombre, au profit de 216.597 familles, pour un coût total de plus de 500
millions de dinars.
88% de ces crédits ont été affectés à l’infrastructure. Ainsi,
76 mille foyers ont été alimentés en eau potable et 70 mille foyers en électricité,
outre l’aménagement et le bitumage de plus de 4.000 km de routes et pistes, la construction et l’amélioration
de plus de 30 mille logements. 12% des crédits ont été consacrés à la création
et à la consolidation des sources de revenus.
Les diverses interventions ont aussi permis d’améliorer les conditions de vie des populations
concernées et les indicateurs de développement humain dans les zones ciblées, comme les taux
de scolarisation et d’assistance sanitaire. Elles ont, surtout, favorisé l’intégration de ces zones
dans le circuit économique du pays.