Définie dans la Déclaration du 7 Novembre 1987, la
philosophie du Changement se fonde sur les principes de l'Etat de droit, la consolidation de la démocratie
et le renforcement des droits de l'Homme.
"Parce
que nous considérons qu'il ne peut y avoir de société démocratique viable si l'on ne
confère pas à l'opinion du citoyen, à ses droits civiques et à sa dignité la
place qui leur revient, nous avons fait en sorte que les droits de l'Homme et les libertés fondamentales
soient toujours à l'avant-garde de nos préoccupations "
(1) , assure le Président Zine El Abidine Ben Ali.
Une conception globale des droits de l'Homme qui conjugue les droits
économiques, sociaux et culturels avec les droits civils et politiques, est mise en œuvre. Elle procède
d'une conviction profonde du Chef de l'Etat : «Pour
nous, il n'y a pas lieu de faire la moindre distinction entre les divers droits de l'Homme en privilégiant
une catégorie par rapport aux autres. Nos efforts sont axés sur la garantie du droit à l'alimentation,
à l'emploi, à la santé, à l'enseignement, au logement, à la protection de l'enfance
et de la famille et au soutien aux handicapés et aux catégories démunies, tout autant que
sur la garantie de la liberté d'expression, d'opinion, d'information, de l'égalité entre les
individus, de la non-discrimination et du droit à l'organisation associative et politique" (2)
C'est dans le droit fil de cette approche que, depuis le 7 novembre
1987, des réformes fondamentales ont été introduites touchant aussi bien les institutions
de l'Etat que la législation, les réglementations et les mécanismes de promotion et de protection
des droits de l'Homme. La Tunisie s'est aussi employée activement à répondre aux besoins essentiels
de l'Homme et éliminer, ce faisant, tout sentiment de frustration générateur de conflit et
de rupture de la paix sociale.
(1) Discours du Président Zine El Abidine Ben Ali
du 5 juin 1991.
(2) Discours du Président Zine El Abidine Ben Ali du 12 mai 1992.